Suicide du nom et suicide du corps

Barberis Orsola
Bouhlal Ahmed

Nous partirons cette année du malaise que suscite la définition du suicide « meurtre de soi-même », pour voir ce qui s’y joue véritablement et pour essayer de déterminer, dans cette joute infernale, la part du nom et la part du corps. Pour ce faire, nous allons nous appuyer sur la notion de place, puisque la scène suicidaire nous y invite. Dans le Réel, tout est présence et aucune absence n’y est possible. Toutefois, en s’appuyant sur Lacan, nous pouvons voir qu’il y a une exception. En effet, « il n’y a pas d’absence dans le réel. Il n’y a d’absence que si vous suggérez qu’il peut y avoir une présence là où il n’y en a pas ». Dans le symbolique, le garant de la présence étant l’absence, l’opposition de la présence et de l’absence suppose la possibilité d’un manque, manque qui relève de l’ordre symbolique. Dans le suicide, il se produit comme une collision entre la présence et l’absence dont le résultat est l’effacement de la place. Le suicide semble être le dernier acte d’un jeu qui a sans doute trop duré entre deux combattants, mais ces deux combattants sont en réalité le même.

 

Orsola BARBERIS                                                                                Ahmed BOUHLAL

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Le séminaire aura lieu le mercredi du mois, à 21h15, Soit les 16 septembre, 18 novembre 2020,
20 janvier, 17 mars et 19 mai 2021.
12 rue de Bourgogne, 75007 Paris.