Fiap Paris
« L’homme adore son corps parce qu’il croit qu’il l’a, en réalité il ne l’a pas. » (Jacques Lacan)
Ce qu’est le corps de l’être parlant interroge tout psychanalyste.
Les mutations contemporaines du lien social et du traitement politique des corps bouleversent ses usages et ses dires. L’importance donnée au corps dans les recherches en sciences humaines, l’extension du domaine des expressions psychosomatiques de la souffrance subjective, les nouvelles cartographies des identités sexuées nécessitent un repérage minutieux du réel du corps dans nos modernités.
Le vieillissement, les maladies, les psychoses, l'usure au travail, les métamorphoses du corps – qu'elles soient virtuelles, rêvées ou liées à des pratiques socialement encouragées ou réprouvées– constituent autant de données qui importent pour la psychanalyse contemporaine.
Avoir un corps ? Être un corps ?
Entre incarnation et désincarnation, idéaux de maîtrise extrême et avatars contemporains des déliaisons pulsionnelles et des appareils de jouissance, la construction de notre propre corps se déplie dans une dynamique d'investissement et d'identification, remaniant ses imaginaires et ses pratiques.
Comment entendre les mutations afférentes à nos bricolages techniques contemporains ? Qu’en est-il des modalités à travers lesquelles le corps se façonne et se projette dans les destins du virtuel ? Comment l'analyste entend-il aujourd'hui ce que ces corps de jouissance, de souffrance, ces corps aliénés, rêvés ou émancipés manifestent ? Quid alors de sa pratique...